1965-67 - War & Peace by S Bondartchouk
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1965-67 - War & Peace by S Bondartchouk
War & Peace - Guerre & Paix
Serguei Bondartchouk

Serguei Bondartchouk

Equipe-NCP wrote:Guerre et paix (Война и мир) est une adaptation cinématographique russe du roman de Léon Tolstoï réalisée par Serge Bondartchouk de 1965 à 1967. Le film est considéré comme une œuvre majeure du cinéma du XXe siècle.
100 millions de Dollars , ce qui ferait aujourdhui plus de 500 millions, on aurait donc le film le plus cher de tous les temps, en fait il s'agit quand même de 4 films.
Œuvre cinématographique monumentale, le film, d'une durée totale de 6 heures 42, est construit en quatre parties où tous les thèmes seront abordés (analyses psychologiques, éthiques, esthétiques, métaphysiques, géopolitiques, historiques) :
1. André Bolkonski
2. Natacha Rostova
3. 1812
4. Pierre Bezoukhov
Alors vous préférez quoi ? la Guerre ou la Paix ? vivez donc les 2 dans ce grand moment de Cinéma

"a nice Dead"
War and Peace (Russian: Война и мир; Voyna i mir) is a Soviet-produced film adaptation of the Leo Tolstoy's novel War and Peace. Sergei Bondarchuk directed the film, co-wrote the screenplay and starred in the role of Pierre.
The film took seven years to produce and cost over US$100 million. If inflation is taken into account, a film of this magnitude would cost over US$700 million today, making War and Peace the most expensive film ever made.
Production
Pre-production started at Mosfilm in 1961, and filming commenced in 1963.
According to the Guinness Book of Records, the Battle of Borodino scene included 120,000 soldiers, making it one of the largest battle scenes ever filmed. Many museums in the USSR contributed artifacts for the production design, making it one of the most elaborate films ever created.
War and Peace was one of the first films in the USSR to be shot and released in 70 mm. The process was called Sovscope 70 in the USA and Europe, and was the Soviet version of Todd-AO, a large camera/presentation format with 6-channel stereophonic sound. There are many hand held shots in the film, which are difficult to achieve with a 70 mm camera. However, a special lightweight camera was devised for this film (which can be seen on the bonus DVD of the RUSCICO release). The camera resembles a Bolex camera, and its magazine takes up most of the camera body.
Theatrical and television exhibition
In the USSR, the film was released in 4 parts, with a total running time of 484 minutes (8 hours); a longer running time of 511 minutes is a miscalculation based on longer length of 70 mm prints:
* Part 1 - "Andrei Bolkonsky"
* Part 2 - "Natasha Rostova", combined running time 255 minutes, released 1965
* Part 3 - "1812", running time 104 minutes, released 1966
* Part 4 - "Pierre Bezukhov", running time 125 minutes, released 1966.
For the US release, the film was shortened by more than an hour and shown in two parts: in some cities, part one was shown for one week and part two the next. However, the US screenings retained the four part structure by dividing part one into two chapters (entitled 'Natasha and Andrei' and 'The Battle of Austerlitz'). Part two was similarly divided into chapters entitled 'Natasha and Pierre' and 'The Burning of Moscow'. The run time of part one was three and a half hours, and part two was three hours both of these include fifteen minute intermissions between the named chapters. The film was dubbed into English with a linking narration, both of which were decried by some reviewers.

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Re: 1965-67 - War & Peace by S Bondartchouk
Casting - Distribution
Sergei Bondarchuk ... Pierre Bezukhov
Lyudmila Savelyeva ... Natasha Rostova
Vyacheslav Tikhonov ... Prince Andrei Bolkonsky
Boris Zakhava ... Field Marshal Kutuzov
Anatoli Ktorov ... Prince Nikolai Andreevich Bolkonsky
Anastasiya Vertinskaya ... Pricess Lisa Bolkonskaya
Antonina Shuranova ... Princess Maria Bolkonskaya
Oleg Tabakov ... Nikolai Rostov
Viktor Stanitsyn ... Ilya Andreyevich Rostov
Irina Skobtseva ... Hélène Bezukhova
Boris Smirnov ... Prince Vasili Kuragin
Vasili Lanovoy ... Anatol Kuragin
Kira Golovko ... Countess Rostova
Irina Gubanova ... Sonia Rostova
Aleksandr Borisov ... Uncle Rostov
You can note that the master played the role of Pierre
Le maitre en personne interprète le rôle de Pierre
Sergei Bondarchuk ... Pierre Bezukhov
Lyudmila Savelyeva ... Natasha Rostova
Vyacheslav Tikhonov ... Prince Andrei Bolkonsky
Boris Zakhava ... Field Marshal Kutuzov
Anatoli Ktorov ... Prince Nikolai Andreevich Bolkonsky
Anastasiya Vertinskaya ... Pricess Lisa Bolkonskaya
Antonina Shuranova ... Princess Maria Bolkonskaya
Oleg Tabakov ... Nikolai Rostov
Viktor Stanitsyn ... Ilya Andreyevich Rostov
Irina Skobtseva ... Hélène Bezukhova
Boris Smirnov ... Prince Vasili Kuragin
Vasili Lanovoy ... Anatol Kuragin
Kira Golovko ... Countess Rostova
Irina Gubanova ... Sonia Rostova
Aleksandr Borisov ... Uncle Rostov
You can note that the master played the role of Pierre
Le maitre en personne interprète le rôle de Pierre

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Re: 1965-67 - War & Peace by S Bondartchouk
une Critique interessante:
Voyna i Mir
Considéré comme le plus grand film jamais tourné, ce Guerre & Paix version soviétique, se voulait la fidèle adaptation de la gigantesque fresque de Leon Tolstoï. Mission largement accomplie à l'arrivée avec un film ahurissant de démesure...
A l'époque, Serguei Bondartchouk reçoit carte blanche de l'état soviétique pour porter l'illustre roman à l'écran. Et quand je dis carte blanche, c'est vraiment carte blanche puisque les moyens humains et matériels mis à la disposition du réalisateur sont tout simplement illimités.
Jugez plutôt :
Un tournage et une production qui s'étalent sur sept années.
Un budget d'époque estimé à plus de 100 millions $ et qui au court d'aujourd'hui serait réévalué à 560 millions $ ce qui en fait à coup sûr le film le plus cher de l'histoire.
Des scènes de batailles à la démesure indescriptible qui mobilisent 120 000 figurants (des milliers de fantassins, des milliers de cavaliers) gracieusement "offerts" par l'Armée Rouge.
Une reconstitution de l'incendie de Moscou par les armées napoléoniennes qui fait passer celui d'Atlanta dans Autant en Emporte le Vent pour un gentil petit feu de cheminée.
Divisé en quatre partie, Guerre & Paix dure sept heures, sept heures hypnotiques aptes à écraser n'importe quel amateur de cinéma à grand spectacle à qui "on ne l'a fait plus".
Tourné dans le glorieux format du Sovscope 70 (70 mm en clair), le film bénéficie en outre de 6 canaux stéréo pour le son (une première pour l'époque peut-être non?).
Un soucis du détail proche de la démence pure (on croule sous un déluge de décors, de costumes, d'accessoires...) qui laisse à penser que c'est le pays entier qui a servi de plateau de tournage (j'aime assez bien l'idée de voir les dirigeants du Kremlin mués en responsables de studios le temps de ce tournage...).
Zéro CGI à l'écran, je répète, zéro CGI à l'écran ! Pas l'ombre d'un écran vert, pas une seule retouche digitale pour faire ressortir les abdos de soldats nus et braillant comme des boeufs graisseux, pas la corne d'un rhinocéros obèse, bref, pas de place pour les gamineries.Tout est vrai ici, bio de chez bio : les centaines de canons qui tonnent et qui crachent leur fumée, les mouvements de troupes réglées comme du papier à musique, les milliers de cavaliers qui foncent dans tous les coins, les chevaux qui ressemblent à des chevaux, la poussière, le feu partout, les explosions, les corps qui tombent, la pluie, le brouillard, la neige, les nuages, le ciel, les étoiles, les paysages sans fin de la Mère Russie, les lambris des palais, le vernis craquant des maisons de campagnes, les rires, les pleurs, les éclats de voix, les hurlements de douleur, les chants profanes mêlés aux chants sacrés, et mille et une petites choses encore qui donnent au film un cachet d'authenticité parfaite malgré le côté "bigger than life" de la chose.
Que Bondartchouk soit parvenu au bout de cette aventure sans se laisser engloutir par l'ampleur littéralement biblique du truc relève du miracle (je pense que plus d'un réalisateur, même chevronné, aurait dans les mêmes conditions "succombé" à l'ivresse du pouvoir et à l'illusion de la toute puissance) ! Nullement impressionné, il va même jusqu'à faire l'acteur en campant Pierre Bezoukhov, l'un des personnage central du roman.
Le plus remarquable peut-être dans cette histoire, c'est que ce film soviétique se pointera à Hollywood en pleine guerre froide (1968) pour y décrocher l'Oscar du meilleur film étranger. Pas mal hein?
Voyna i Mir
Considéré comme le plus grand film jamais tourné, ce Guerre & Paix version soviétique, se voulait la fidèle adaptation de la gigantesque fresque de Leon Tolstoï. Mission largement accomplie à l'arrivée avec un film ahurissant de démesure...
A l'époque, Serguei Bondartchouk reçoit carte blanche de l'état soviétique pour porter l'illustre roman à l'écran. Et quand je dis carte blanche, c'est vraiment carte blanche puisque les moyens humains et matériels mis à la disposition du réalisateur sont tout simplement illimités.
Jugez plutôt :
Un tournage et une production qui s'étalent sur sept années.
Un budget d'époque estimé à plus de 100 millions $ et qui au court d'aujourd'hui serait réévalué à 560 millions $ ce qui en fait à coup sûr le film le plus cher de l'histoire.
Des scènes de batailles à la démesure indescriptible qui mobilisent 120 000 figurants (des milliers de fantassins, des milliers de cavaliers) gracieusement "offerts" par l'Armée Rouge.
Une reconstitution de l'incendie de Moscou par les armées napoléoniennes qui fait passer celui d'Atlanta dans Autant en Emporte le Vent pour un gentil petit feu de cheminée.
Divisé en quatre partie, Guerre & Paix dure sept heures, sept heures hypnotiques aptes à écraser n'importe quel amateur de cinéma à grand spectacle à qui "on ne l'a fait plus".
Tourné dans le glorieux format du Sovscope 70 (70 mm en clair), le film bénéficie en outre de 6 canaux stéréo pour le son (une première pour l'époque peut-être non?).
Un soucis du détail proche de la démence pure (on croule sous un déluge de décors, de costumes, d'accessoires...) qui laisse à penser que c'est le pays entier qui a servi de plateau de tournage (j'aime assez bien l'idée de voir les dirigeants du Kremlin mués en responsables de studios le temps de ce tournage...).
Zéro CGI à l'écran, je répète, zéro CGI à l'écran ! Pas l'ombre d'un écran vert, pas une seule retouche digitale pour faire ressortir les abdos de soldats nus et braillant comme des boeufs graisseux, pas la corne d'un rhinocéros obèse, bref, pas de place pour les gamineries.Tout est vrai ici, bio de chez bio : les centaines de canons qui tonnent et qui crachent leur fumée, les mouvements de troupes réglées comme du papier à musique, les milliers de cavaliers qui foncent dans tous les coins, les chevaux qui ressemblent à des chevaux, la poussière, le feu partout, les explosions, les corps qui tombent, la pluie, le brouillard, la neige, les nuages, le ciel, les étoiles, les paysages sans fin de la Mère Russie, les lambris des palais, le vernis craquant des maisons de campagnes, les rires, les pleurs, les éclats de voix, les hurlements de douleur, les chants profanes mêlés aux chants sacrés, et mille et une petites choses encore qui donnent au film un cachet d'authenticité parfaite malgré le côté "bigger than life" de la chose.
Que Bondartchouk soit parvenu au bout de cette aventure sans se laisser engloutir par l'ampleur littéralement biblique du truc relève du miracle (je pense que plus d'un réalisateur, même chevronné, aurait dans les mêmes conditions "succombé" à l'ivresse du pouvoir et à l'illusion de la toute puissance) ! Nullement impressionné, il va même jusqu'à faire l'acteur en campant Pierre Bezoukhov, l'un des personnage central du roman.
Le plus remarquable peut-être dans cette histoire, c'est que ce film soviétique se pointera à Hollywood en pleine guerre froide (1968) pour y décrocher l'Oscar du meilleur film étranger. Pas mal hein?

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