1970 - Waterloo by Sergueï Bondarchuk
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1970 - Waterloo by Sergueï Bondarchuk
WATERLOO (22/10/1970)
de Sergueï Fiodorovitch Bondartchouk

de Sergueï Fiodorovitch Bondartchouk
| Distribution Rod Steiger : Napoléon Ier Christopher Plummer : Wellington Orson Welles : Louis XVIII de France Virginia McKenna : duchesse de Richmond Jack Hawkins : général Thomas Picton Dan O'Herlihy : Maréchal Ney Ivo Garrani : Maréchal Soult Sergo Zaqariadze : Maréchal Gebhard Blücher Charles Millot : Maréchal Grouchy | ![]() | Fiche technique Réalisation : Sergueï Fiodorovitch Bondartchouk Productor : Thomas Carlisle, Dino De Laurentiis Production : Dino De Laurentiis, Mosfilm Distribution : Columbia Pictures, Paramount Pictures, Dino De Laurentiis, Mosfilm Scénario : Serguei Bondartchouk, Vittorio Bonicelli, Mario Soldati, Rafael Vara Genre : Film historique de guerre - War movie Date de sortie en France : 28 octobre 1970 Durée : 134 mn (2H14) |

Résumé:La Coalition Russo-Prusso-Anglo-Autrichienne est aux portes de Paris et Napoléon n'a plus qu'à abdiquer pour rejoindre l'ile d'Elbe, la révolution est enfin vaincue et Louis XVIII retrouve le trone, mais bien vite il revient et la France lui ouvre grand ses bras, trop heureuse de chasser à nouveau le Roi.
Evidemment les "coalisés" refusent toute négociation et déclenchent immédiatement la guerre. Espérant les prendre de vitesse, napoléon lance sa grande armée en Belgique entre les troupes de Wellington et celles de Blücher.
Il espère vaincre l'anglais avant qu'il ne soit renforcé par le prussien, il échoue de presque rien, une bataille débutée 1h trop tard, à cause de la pluie...
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Re: 1970 - Waterloo by Sergueï Bondarchuk
Extrait Vidéo de 20 minutes:
Apprenant que les armées anglaises et prussiennes se sont séparées, il tente un coup de force en fonçant entre elles, il met en déroute l'armée de Blücher qui semble battre en retraite, et se retourne alors vers Wellington qu'il compte bien fesser à Waterloo, à 1 heure près c'était gagné, mais ... Blücher arriva ayant évité le Maréchal Grouchy, cet extrait se situe exactement au début de la bataille, il est en V.O.
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Re: 1970 - Waterloo by Sergueï Bondarchuk
qqs infos sur la Bataille:
Les forces en présence :
Napoléon :74000 hommes et 246 canons
Prussiens: 60000 hommes et 152 canons
Anglais : 67000 hommes et 184 canons (néerlandais, allemands, belges, irlandais, écossais)
pour en apprendre plus: la série de documentaires

Les forces en présence :
Napoléon :74000 hommes et 246 canons
Prussiens: 60000 hommes et 152 canons
Anglais : 67000 hommes et 184 canons (néerlandais, allemands, belges, irlandais, écossais)
pour en apprendre plus: la série de documentaires

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Re: 1970 - Waterloo by Sergueï Bondarchuk
La critique de maxi
Alors nous Y voilà, l'abdication, le retour d'Elbe, les cent Jours et Waterloo!!! rien n'est éternel ici bas L'Angleterre avait déclaré une guerre d'usure à la Révolution française et encore pire à Napoléon, le "monstre", l'usurpateur, celui qui fût surtout à 2 doigts de renverser l'ancien régime, c'est à dire toutes les têtes couronnées d'Europe, et à un cheveu d'envahir l'ile perfide. Patiemment, à coup de coalitions successives, donc par armées interposées, ce plan se déroulait, chaque victoire de Napoléon nourrissant un peu plus son orgueil et son excés de confiance le rapprochant inévitablement de cuisantes défaites. C'est par ce lent processus que fût possible la déroute de Russie, une campagne gagnée militairement, mais anéantie par la rigueur d'un hiver auquel aucune armée n'a jamais résisté et qu'orgueil et excés de confiance rendîrent possible. La Bérézina c'est le même scénario que Titanic: on fonce droit devant malgré les risques, persuadé d'être invincible et en sous-estimant l'adversaire, la vanité est une bien mauvaise tacticienne. Le film du soviétique Sergeï Bondartchuk démarre sa narration à Fontainebleau lorsque la 6e coalition est aux portes de Paris, et que Napoléon 1er se voit contraint à abdiquer pour être éxilé sur l'ile d'Elbe, ensuite il nous servira une éblouissante bataille, ce fantastique duel entre Wellington & Napoléon, Waterloo, le jour où les Rois et les Aristocrates achevèrent la révolution Française. On découvre donc Rod Steiger incarnant un Empereur vieilli, joufflu et ventripotent, qui après une tumultueuse abdication où il pique une de ses fameuses colères, fait ses adieux à la vieille Garde à Fontainebleau, dans une fidèle et émouvante reconstitution. Mais l'action démarre vraiment à son retour de l'Ile d'Elbe pour les 100 jours qui s'achevèrent le 18 Juin 1815 à Waterloo. Louis XVIII (Orson Welles) envoie le Maréchal Ney pour l'intercepter, et là on vit la célèbre scène historique où il somme les soldats de lui tirer dessus, un coup de bluff de plus, pour cet incurable fonceur!! un bien beau moment reconstitué, la France se jetait à nouveau dans ses bras et allait le porter jusqu'à Paris, sur l'air de la "carmagnole", oui il était aimé de ses soldats qu'il fascinait, et était aimé par le peuple révolté car il symbolisait la Victoire rendue possible et la peur qui changeait de camp! Après une brêve reprise en main du pouvoir, la guerre doit reprendre car la France est immédiatement attaquée par 4 Royaumes. Apprenant que les armées de Wellington et Blücher s'étaient séparées, il pense que la chance lui sourit à nouveau et décide de foncer entre eux pour les affronter successivement, rappelons que Napoléon s'est pratiquement toujours battu en infériorité numérique et là encore c'est du 2 contre 1, il faut donc ruser et surtout, surtout, aller vite ! Cette superproduction bénéficia du concours de l'armée rouge qui fournit la bagatelle de 20 000 militaires-figurants qui permirent un réalisme époustouflant, en effet quoi de mieux que de vrais soldats pour marcher au pas, former les bataillons, les carrés et simuler les combats ? La Mise en place des armées est impressionnante (voir extrait), l'arrivée de la longue colonne de l'armée Impériale, à perte de vue, au rythme des fifres et tambours est magnifique, c'est du niveau d'un Cecil B Demille bref des superproductions hollywoodiennes, la compétition USA-URSS s'avèra bien utile sur ce coup là. "Ils ont le sens du spectacle ces Français, c'est magnifique" (Wellington) Un de ces films qu'il faudrait impérativement voir sur grand écran, c'est à dire au Cinéma, ils sont fait pour ça après tout !! à quand sa reprogrammation dans les salles obscures ? Le déroulement de la bataille est bien respecté, avec une mise en place des différents officiers des 2 bords, très courageux, mais très dociles aussi. La réalisation des combats est soignée, les charges de cavalerie sont époustouflantes, comme les "Scott greys" , brisés par les lanciers ou les cuirassiers de Ney qui s'épuisent vainement contre d'efficaces carrés, quel enfer !! | Vraiment des moments cultes de cinéma et de reconstitution de bataille, mais l'intérêt ne se limite pas à ça, car c'est surtout l'opposition de l'aristocrate duc de Wellington et du petit parvenu Corse, qui est bien développée. Ce nobliaux à jamais méprisé et détesté par toutes les familles monarchiques d'Europe, ne le reconnaissant pas comme l'un des leurs: "The Monster", "l'ogre", "He's not a Gentleman!" le duc a parlé, tout est dit! En fait il symbolisait leur peur de la Révolution populaire, personnifiée par ce monarque au sang douteux, choisi par son peuple et non par Dieu! L'interprétation de Christopher Plummer en arrogant Duc, déterminé, rusé, courageux et méprisant est magistrale, elle expose notamment la profonde haine que lui inspire Napoléon, mais à certains moments l'admiration de son génie militaire, reconnu de tous, et les soldats britanniques, pauvres bougres enrôlés, jouent très bien la crainte que leur inspire cette armée "invincible". Il manque cependant la présentation du soldat français, pas une seule scène! un oubli impardonnable qui rompt l'équilibre et fait bien trop pencher la balance de la sympathie du coté des coalisés, diabolisant par défaut ce monstre froid que serait l'armée révolutionnaire, étonnant oubli pour un soviétique. Et Napoléon dans tout ça me direz vous ? Nous y voilà, nous y voilà, comme toute version elle est un point de vue, le film étant soviétique on peut y espèrer plus de neutralité qu'une fascination hexagonale ou une caricature britannique, et c'est très convaincant, l'empereur est à la fin de son règne, physiquement il est diminué, gras, mais c'est le tableau psychologique qui est le plus intéressant: nous n'avons plus le conquérant des Pyramides, ni le triomphateur d'Austerlitz, Moscou et Elbe sont passés par là ! En proie au doute, nous avons un empereur fatigué des batailles, usé par ces coalitions et ce rejet définitif des autres Rois d'Europe. Sa volonté est intacte, son intelligence est parfaitement exposée par les fréquentes phases de réflexions, de silences méditatifs, et aussi d'explosions de colères lorsque les plans ne se déroulent pas comme prévus. Il faut dire que ll'encadrement n'est plus ce qu'il était, peut on leur faire confiance ? Soult, Ney ralliés au Roi Louis XVIII sont il fiables et seront ils à la hauteur ? où est l'irremplaçable Berthier ? et Lannes n'est plus là ! quant à Grouchy ... Bref, il y a de quoi avoir un bien mauvais sommeil et mal à l'estomac, aussi cette fois il faudra en finir !! Rod Steiger est vraiment excellent: très introverti, concentré, combattif, à l'autorité très naturelle, et à l'état d'esprit presque défaitiste: "mais à Marengo j'étais jeune...", "Wellington, Wellington, Wellington, toujours Wellington" ou "Je ne voudrais pas que mon fils soit là", l'édifice est déjà fissuré et on assiste au naufrage collectif de la France en guerre depuis 1789 contre son Roi, mais en fait, contre tous les Rois. Waterloo, une défaite militaire symbolique, car les idées républicaines, elles, avaient déjà traversé le continent jusqu'à Moscou et essaimé ça et là leurs graines démocratiques, les rois n'ont plus de légitimité, ils gagnérent militairement, mais pas idéologiquement, le siècle suivant déroulera la lente émancipation des autres peuples d'Europe à jamais séduit par la Liberté et à la recherche d'une autre gouvernance. Au final: ce film est un chef d'oeuvre sur bien des plans, il fait assurément parti du TOP10 des meilleurs films consacrés au 1er Empire, il est à la fois spectacle, leçon d'Histoire et réflexion sur la folie guerrière de ces époques heureusement révolues, mais il faudra hélas encore quelques boucheries pour en sortir...
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Re: 1970 - Waterloo by Sergueï Bondarchuk
Bondartchuk disposait de 20 000 soldats de l'armée rouge et 2 000 cosaques si je m'en souviens bien, pour la cavalerie. Il parait qu'avec son ''armée'' pour le tournage de Waterloo, il disposait de la septième plus grosse armée du monde

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